Levernois – 21200

Village du proche pays beaunois, Levernois fait partie du canton de  Ladoix-Serrigny et de la Communauté de communes Beaune Côte et Sud (Beaune-Chagny-Nolay).

Village de Levernois, à une lieue de Beaune en direction de l’est.

Situé sur la Bouzaise, à 5 km à l’est de Beaune, Le Vernoy (selon l’orthographe ancienne) a longtemps eu la réputation d’un lieu humide, voire marécageux en raison des débordements de la Bouzaise. Deux rues principales, la Grande Rue et la Rue Basse, se rejoignent au pont édifié sur la Bouzaise, à la sortie du village en direction de Combertault, formant une sorte d’ilot nommé « L’Hôpital ».

L’abbé Courtépée introduit ainsi le village : « Vernoy, annexe de Montagny, Ver, Vernetum, seigneurie au Commandeur de Beaune dès le 13e siècle, à une lieue de Beaune ».[1]

Le lieu tirerait son nom d’une essence particulièrement abondante en bordure de rivière, l’aulne ou verne. C’est d’ailleurs la référence reprise sur le blason du village, où deux feuilles de verne sont associées à la croix de Malte et à une brebis, rappelant sa vocation rurale.

Il n’est pas facile de reconstituer l’histoire de ce village dont aucun événement notable n’est venu marqué la chronologie.

Les Archives départementales de la Côte-d’Or possèdent des archives anciennes (XIII°-XVIII° S.), concernant essentiellement la gestion de la seigneurie de Levernois par la Commanderie de Beaune (série 113 H, liasse 1226) et des actes notariés dressés par plusieurs notaires entre le XV°
et le XIX° siècle (sous-série 4E 53).

Deux histoires ont été rédigées :

– une monographie du village, par M. Chapotot, instituteur au Vernois

– une Notice sur le Village du Vernois publiée en 1890 par Jean-Baptiste Pignolet, ancien avocat.

– François Mortureux, archiviste communal de Beaune, a fait une place à Levernois dont il dresse un rapide portrait au début du XXe siècle dans son Canton de Beaune à travers les cartes postales.

– enfin, il existe une transcription du discours que fit Pierre Tainturier, ancien maire de Levernois, pour l’anniversaire de la Libération du village, en 2015, discours où il relate les conditions dans lesquelles 11 militaires perdirent la vie au combat, sur le territoire de la commune.

 

Les origines

Le village est situé sur la voie romaine qui relie Autun à la Saône, dans son tronçon de jonction est-ouest qui se poursuit sur Combertault. « En Ligrolle », des amas de pierre et de tuiles romaines attestent d’un établissement antique érigé entre Levernois et Montagny, ainsi que le chemin de graviers dit « Le Poil Rozot » à proximité de « La Maladière » et de la « Bataillère »[2].  La disposition de ces vestiges laisse à penser que Le Vernois a pu faire partie du domaine de Montagny. A l’est, Levernois se situe à proximité directe de l’ancienne station gallo-romaine d’Aubonne, sur le territoire de Sainte-Marie-la-Blanche. Cette route antique a été utilisée jusqu’à la construction de la route de Beaune à Verdun, en 1765.

Dès le XIIIe siècle, les seigneurs du lieu, avec droit de haute et basse justice, sont les Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem dont la commanderie est à Beaune. Ils ont au Vernois une maison-forte nommée Chatenois dont ils font leur maison principale[3]. Ils possèdent de même le village de Montagny et son hameau du Poil. Les Archives de la Côte-d’Or conservent les terriers successifs établis entre 1630 et 1768 à leur demande[4]. On peut aussi trouver à Dijon, dans les fonds de notaires[5] des actes de vente ou d’échange de terrains s’échelonnant du XVe au XIXe siècle, ainsi que des baux.

La population

La commune a conservé ses registres paroissiaux depuis 1669, puis ses registres d’état-civil, permettant de conduire quelques recherches généalogiques. Sa population était de 70 feux en 1285 (350 habitants), de 1745 à 1785 elle augmente et se maintient à un  niveau élevé (340 à 350 habitants jusqu’en 1850 où un déclin s’amorce, atteignant son étiage en 1930 : il ne reste plus que 145 habitants, conséquence de la saignée de la Grande Guerre. La situation se redresse ensuite pour atteindre 285 habitants en 1990. 2014 atteint le chiffre le plus haut depuis 1856, avec 296 habitants.

Une rivalité a longtemps existé entre les habitants du Vernois et ceux de Combertault, considérés comme inférieurs. Des rixes éclataient régulièrement. Combertault était dans les années 1820 un foyer de catholiques appartenant la Petite Eglise[10], appelés ici Bizouards.

Les épidémies de choléra de 1832, 1843 et 1854 n’ont fait aucune victime à Levernois alors qu’elles ont tué 7 personnes sur 200 en 1854.

La place de l’Hauterot, lieu des assemblées communales

Une motte artificielle, toujours visible place de l’Hauterot, comportait autrefois une croix. C’est là que, avant la Révolution, se tenaient les assemblées communales et les Jours de justice. Lorsqu’une question devait être discutée, les habitants se réunissaient au son de la cloche sur la place de l’Hauterot et délibéraient en plein air. Un vote avait lieu pour décider l’affaire.  Si elle était importante ou appelait une suite, on chargeait un notable qui, sous le nom de Procureur de la Commune, se chargeait de son exécution. C’est également sur la place qu’était proclamé le ban de vendange, fixé par tous les habitants réunis. Le jour de la St Jean-Baptiste avait lieu sur l’Hauterot la foire au louage des domestiques. On y venait de 5 ou 6 lieues à la ronde. Elle commençait à 5 h du matin et se terminait à 10h. La Saint-Jean-Baptiste demeure le jour de la fête du village.

Pignolet[6] rapporte à propos de l’Hauterot l’histoire suivante : « Sur la fin du 18° siècle, l’Hauterot fut le théâtre d’une bizarre aventure. Le 11 juin 1781, Françoise Lorge, épouse de Philibert Mauguin, maître-charron au Vernois, au sortir de la messe, fut prise tout-à-coup des douleurs de l’enfantement. Elle tomba et ne put se relever. Transportée en toute hâte sur la place, elle y accoucha d’un garçon qui, toute sa vie, n’a porté d’autre nom que celui de Jean de l’Hauterot. Les anciens du pays ont tous connu ce brave homme, charron comme son père, soldat de la République et de l’Empire ; il fut fait prisonnier à Corfou par les Anglais. Longtemps détenu sur les pontons, il revint à la paix habiter son pays. Il est mort à Ruffey, il y a une quarantaine d’années » (c’est à dire environ 1850).

La maison commune date de 1849. Elle comporte comme tous les villages une unique salle de classe. Cependant, l’instruction est déjà présente sous l’Ancien Régime : de 1749 à 1792, 6 recteurs se succèdent : la plupart des habitants savent écrire et signent  les registres paroissiaux. La Révolution amène une période de carence mais l’enseignement reprend en 1804.

J.B. Pignolet rapporte qu’à la fin du XIXe siècle, au bas du village, existait un château nommé Pavillon, appartenant à M. Galland. Assorti d’un parc de 5 ha, il était traversé dans toute sa longueur par la Bouzaize et richement arboré. Ce pourrait être le Chatenois des Hospitaliers, qui persiste sous le nom de Chateloy jusqu’à la fin du XXe siècle où le lieu transformé en restaurant de luxe prend le nom d’Hostellerie.

L’église placée sous le vocable de Saint Jean-Baptiste.

Levernois, église Saint Jean-Baptiste.

Sa première mention remonte à 1187[7]. Selon le chanoine Marilier[8], la partie sud de la nef et les deux tiers de la façade (jusqu’à l’aplomb gauche de l’édifice du portail) sont de la fin du XII° siècle. La nef a été élargie au XVI° siècle en reprenant les fenêtres de l’édifice roman, mais le petit contrefort sud ouest est du XII°.

Décor Renaissance du chevet.
Détail du fronton Renaissance

Le chœur entier est du XVI° siècle, de style Renaissance. Il a été construit en même temps que l’élargissement de la nef. On peut le rapprocher de la date de construction de la chapelle Bouton à Notre-Dame de Beaune, vers 1530. Elle porte sur le pignon du chœur la croix de Malte.

Le clocher encore roman doit être postérieur à la nef, à laquelle il est mal raccordé. L’auvent doit être du XVI° ou XVII° siècle. Pignolet nous apprend que le clocher a été refait en ardoises dans les années 1860.

L’antique appartenance de Levernois au domaine gallo-romain de Montagny se retrouve peut-être dans le statut de son église : durant tout l’Ancien Régime, il n’y a pas de curé au Vernois, mais un prêtre desservant, vicaire du curé de Montagny. Le poste est mal payé (c’est la fameuse portion congrue) et peu convoité, les desservants changent souvent : 44 vicaires entre 1578 et 1792, soit 4 ans en moyenne. Parmi eux, le plus célèbre est l’oratorien Joseph Lebon, qui sera membre de la Convention. Il y reste 3 mois, d’avril à juin 1791. Partisan des idées nouvelles, on dit qu’il aurait chaque dimanche rassemblé ses paroissiens à l’issue de Vêpres pour les emmener au Club à Beaune[9].

La Révolution se fera peu sentir à Levernois qui cependant perdra 2 cloches. Le village est occupé pendant quelques mois en 1815 par les troupes autrichiennes et 1 jour seulement en 1871 par les Allemands.

Quelques noms de climats évoquent un passé oublié :

– Les Maladières au sud : probablement le lieu d’établissement d’une maladrerie ou hôpital de chemin, à proximité de la voie romaine. Les débris qui auraient pu constituer une trace n’ont pas été conservés

– Les Bataillères : voisin des Maladières, dont il est séparé par la voie romaine, ce lieu a livré quelques tronçons d’armes qui ont disparu.

– Les Bonnes Filles : bordant la route départementale, à l’ouest, c’est un climat très étendu et fertile. Peut-être faut-il lire « les bonnes tilles », c’est à dire les bonnes terres.

– L’Hôpital : lieu peu étendu (3 jx 1/2) à l’intérieur même du village, il était autrefois entièrement entouré d’un fossé qui existait encore en 1768. En 1890 demeuraient 2 tronçons : le long du sentier de la Rentière à l’est, le long de la Grande Rue au sud. (Terrier de 1762-1768 f° 125).

– Le Chatelot à la limite orientale, touchant à Combertault. Chatenoy, Chateloy, Chatelot, tous ces noms attestent d’une maison-forte. Pignolet signale une butte élevée de main d’homme et entourée d’un fossé, dont les vestiges étaient encore apparents dans les années 1850.

La clinique du Dr Pfeiffer

Le Dictionnaire biographique illustré (Flammarion 1910) offre le portrait d’un fringant médecin, le cheveu souple et la barbe soigneusement taillée.  Né à Beaune le 22 janvier 1877, il fait ses études au collège Monge où il se distingue par son goût pour les sciences en obtenant le prix Monge. Il obtient sa licence es sciences dès l’âge de 20 ans et suit les cours de la Faculté de médecine de Paris puis une spécialité dans les maladies nerveuses et mentales. Il s’initie également aux traitements par la physiothérapie et multiplie les publications sur la psychologie pathologique. Reçu docteur en 1904, avec une thèse très remarquée intitulée La valeur alimentaire de l’alcool, il se fixe à Beaune.

Il crée à Levernois un établissement médical spécialement consacré au traitement des affections chroniques et des maladies nerveuses, notamment la neurasthénie qu’il soigne par l’électrothérapie (galvanisation, faradisation, haute fréquence, radiothérapie). Il y ajoute rapidement des salles de massage, d’hydrothérapie, de chirurgie, de gynécologie et de mécanothérapie.

Ce bel établissement, ancien moulin en bordure de rivière, jouit d’une excellente réputation[11] et le Dr Pfeiffer obtient diverses récompenses des sociétés médicales et scientifiques françaises. Ouvert en 1912, il reçoit durant les 5 premières années 682 malades !

Le Dr Pfeiffer ouvre également une clinique à Dijon, qu’il abandonne en 1932. Il  mourra à Nice le 3 août 1964. La clinique de Levernois ferme également avant la seconde guerre mondiale. Elle est pillée pendant l’Occupation et changera plusieurs fois de mains avant qu’un agriculteur d’origine beaunoise, Pierre Tainturier, maire de Levernois depuis 1964[12], ne l’achète en 1967. Il ne reste alors pratiquement que les murs. Ce bel ensemble échappe ainsi à une ruine certaine.

Levernois, l’ancienne clinique du Dr Pfeiffer.

Les deux guerres mondiales

La guerre de 1914-1918 apporte à Levernois son lot de désolation. Des familles sont décimées et le village mettra longtemps à retrouver sa population d’avant guerre.

Le Monument aux Morts communal

D’abord situé à droite de l’église paroissiale, il fut déplacé pour des raisons de commodité au cimetière communal. Il mesure 2.80 m.

Description : ensemble en calcaire fin constitué d’un obélisque posé sur un socle, reposant lui-même sur un soubassement à deux étages. L’obélisque est souligné d’une gorge à sa partie supérieure et orné, sur la face, d’une Croix de guerre et d’une palme gravée dans laquelle s’inscrit une croix latine. Les noms des soldats des deux guerres sont inscrits sur une plaque de marbre fixée sur le côté gauche. .L’ensemble est posé sur une terrasse gravillonnée, cernée de chaines reposant sur douze plots de pierre.

Il ne comporte aucune inscription hormis les soldats morts pour la France, qui sont plus nombreux pour la Seconde Guerre mondiale que pour la Guerre 1914-1918.

Historique : le Journal de Beaune annonce le 13 septembre 1919 le lancement d’une première souscription. La commune donne 1500 F. L’inauguration a lieu le XXX

Dans le cimetière, les honneurs sont également rendus à un soldat non natif du village, tombé à Levernois lors de la Libération et qui est resté inhumé dans la commune.

Plaque commémorative dans l’église paroissiale :

Description : Une grande plaque de pierre polie rouge sombre 200 x 160 cm est apposée contre la paroi intérieure du mur sud de l’église, décorée dans sa partie supérieure de la croix pascale. Comportant 8 noms, elle est fixée par de solides ferrures de fer forgé et décorée à sa base de deux feuilles de chêne. Une plaque de granit gris poli, 76 x 47 cm, apposée en-dessous, est dédiée aux morts de 1939-1945.

Inscriptions plaque 1914-1918 : PAX – LA PAROISSE DE LEVERNOIS-SUR-BOUZAISE A SES ENFANTS MORTS POUR LA FRANCE DANS LA GUERRE DE 1914-1919 – 8 noms suivis du lieu de leur mort au combat –  « Melius est nos mori in bello quam videre mala centis. Nostrae et sancorum (I : Mach : I-I-59) – Vs Requiem Aeternam dona eis Domine RS et lux perpetua luceat eis VS – Resquiescant in pace RS amen (300 jours d’indulgence 13 février 1908 SS Pie X – Th. Laboureau, curé« 

Inscriptions plaque 1939-1945 : 2 noms de Résistants ayant appartenu aux réseaux du Vercor

Monument aux Morts de la Libération route de Verdun

Description : l’ensemble est constitué d’un obélisque de calcaire lisse, posé sur un socle reposant lui-même sur un soubassement entouré d’un opus de calcaire de Comblanchien. L’obélisque est orné sur la face d’une croix latine sculptée, sur les côtés d’une couronne de chêne et laurier. L’ensemble est posé sur une terrasse gravillonnée, en léger contrebas du talus, et encadré par une haie taillée. Les victimes honorées ici ne sont pas originaires du villages mais c’est en ce lieu qu’elles dont donné leur vie pour la libération de la France.

Inscriptions : sur l’obélisque, A LA MEMOIRE DES SOLDATS FRANCAIS TOMBES ICI LE 7 SEPTEMBRE 1944 POUR LA LIBERATION DE LA FRANCE – sur le socle, LA COMMUNE DE LEVERNOIS.

3ème Zouaves morts pour la France : QUERAUD Paul, FITOUSSI Narcisse, TAHAR Ali, LOPEZ Emilien.

Cérémonie du 11 novembre sur le site des combats du 7 septembre 1944.

Lors de la seconde guerre mondiale, Levernois est en zone occupée[13]. Le 7 septembre 1944,  troupes alliées remontent la vallée du Rhône, arrivent à Levernois, venant de Sainte-Marie-la-Blanche.

Sur 3 automitrailleuses, une parvient à se dissimuler près de la ferme Coppenet (actuelle propriété Pion), mais un char allemand est posté près du moulin, route de Verdun (vers l’actuelle imprimerie Autajon) et fauche les deux autres automitrailleuses.

Onze soldats trouvent la mort, un soldat parvient à s’extraire. Ce sont les habitants qui s’occupent des morts et les obsèques ont lieu deux jours plus tard à l’église de Levernois, alors que Beaune voit seulement arriver ses libérateurs, les chars du 2ème Régiment de cuirassiers, venant de Bligny-les-Beaune, le 8 septembre 1944.

[1] Courtépée Claude, Description générale et particulière du duché de Bourgogne, 1774-1785, t. 4 p. 333)

[2] Thevenot Emile, Les voies romaines de la cité des Eduens, coll. Latomus, vol. XCVIII.

[3] Perriaux Lucien, Le Pays Beaunois des origines au XIIIe siècle

[4] Archives départementales de la Côte-d’Or (désormais ADCO), série 113 H, liasse 1226, fonds de la Commanderie de Beaune

[5] ADCO, sous-série 4E 53

[6] Pignolet Jean-Baptiste, Notice sur le Village du Vernois, 1890.

[7] Selon Roserot, Dictionnaire topographique de la Côte d’Or, Paris, 1924, citant la cote G 2735 des ADCO.

[8] Chanoine Jean Marilier (1920-1991), historien, spécialiste de l’histoire religieuse de la Bourgogne d’avant 1200 et de l’architecture religieuse. Membre de la commission régionale et du comité départemental d’inventaire de la Côte-d’Or en 1967, il devient conservateur des antiquités et des objets d’art du département de la Côte-d’Or en 1970, puis directeur du Musée d’art sacré de Dijon. En 1987, il est président de l’Association pour la sauvegarde des édifices ruraux de la Côte-d’Or .

[9] Anecdote rapportée par Pignolet, op. cit. Il pourrait s’agir du Comité de Surveillance révolutionnaire de Beaune, qui siégeait au couvent des Minimes (actuelle Bibliothèque Gaspard Monge).

[10] La Petite Eglise est le nom donné aux catholiques fervents qui, refusant la Constitution civile du Clergé en 1790 puis le Concordat signé entre Bonaparte et Pie VII, ont conservé les préceptes de l’Eglise gallicane avec des prêtres non concordataires officiant encore. Ils ont dû ensuite se limiter à réciter la messe sans sacrement. En Bourgogne, ces adeptes se nomment généralement les Blancs.

[11] Toujours selon le Dictionnaire biographique illustré

[12] Il sera maire sans interruption de 1964 à 1997

[13] Cf. discours de Pierre Tainturier sur la période de l’Occupation à Beaune et la libération de Levernois.