TERRITOIRES

HISTOIRE DU PAYS BEAUNOIS

 Antiquité 

Dans l’Antiquité, la Côte d’Or – zone de partage des eaux entre le bassin de la Seine, celui de la Loire et celui de la Saône, est partagée entre trois grands peuples gaulois : les Eduens autour d’Autun et les Lingons autour de Langres et la grande nation des Séquanes outre-Saône. Entre les Lingons et les Eduens, les Mandubiens qui occupent le Châtillonnais n’ont pas de réelle autonomie.

Importante voie de passage nord-sud depuis les temps protohistoriques, carrefour où se croisent les civilisations comme en témoigne la tombe princière de Vix, le territoire de la Côte d’Or bénéficie en outre d’une richesse minière qui facilite l’installation et la prospérité des populations.

Les grandes agglomérations datent de la Tène, second Age du Fer, entre 120 et 30 avant JC : ce sont d’abord Beneuvre au nord, Mâlain, Dijon, Mirebeau, Nuits-Saint-Georges, St Jean-de-Losne, Verdun. Puis s’installent les importantes cités de Vertault, Alise ou Beaune avant que ne se développent Saulieu, Boncourt-le-Bois, Autun.

La recherche archéologique en Côte d’Or de la fin du XVIII° au milieu du XX° s :

1783 : les Etats de Bourgogne prescrivent le dépôt dans un cabinet de l’Académie des Sciences de tous les objets et curiosités, soit historiques, soit naturels, qui seraient trouvés.

En 1831 est créée la Commission des Antiquités de la Côte d’Or qui sera très active et constitue aujourd’hui une commission de l’Académie des Sciences, Arts et Belles-lettres de Dijon. Il ne s’agit plus seulement d’accumuler, mais d’examiner et de rassembler des notions historiques exactes à leur sujet, donnant lieu aux fameuses publications des Mémoires de la CACO.

Le musée archéologique de Dijon est créé en tant que dépôt lapidaire en 1865.

Les archives des fouilles sont déposées aux Archives Départementales de la Côte d’Or où elles constituent le fonds 69 J.

Les grands chantiers :

Vertault, fouillé dès 1651, les sources de la Seine, Alesia, les tumuli de l’Age du Fer, toutes ces grandes aventures ont soutenu l’intérêt des autorités et du public pour l’Antiquité, du Paléolithique au Bas-Empire.

A côté des chantiers subventionnés, une passion s’est emparée des érudits et élites locales du XIX° siècle qui ont usé leurs forces et leurs yeux à fouiller, examiner, documenter et comparer le produit de leurs trouvailles. Les mémoires de la SHAB fourmillent de rapports disant qu’on a « posé sur le bureau du Président », ou bien « mis sous les yeux de l’assistance », tel lot de monnaies ou de poteries, telle belle pièce, comme un scramasaxe ou une plaque-boucle de ceinturon.

Enfin, l’archéologie aérienne est venue révéler ce que la taille humaine ne pouvait percevoir : des cercles, des lignes, des carrés imbriqués les uns dans les autres, faisant surgir dans la lumière rasante d’un petit matin ou par la magie d’un filtre ici une villa, plus loin un champ funéraire, ailleurs une ville entière, comme Vertault ou les Bolards. Et partout, des routes remontant pour certaines aux temps très reculés de la Protohistoire où déjà les premières civilisations européennes traversaient le Pays beaunois.

La très remarquable Carte archéologique de la Gaule permet de prendre la mesure de cette omniprésence de l’histoire directement sous le sol que nous foulons tous les jours, sous les champs, sous les autoroutes, sous les parkings de supermarchés et les zones industrielles, sous des forêts découvertes le temps d’une coupe providentielle …

Les pages de l’Histoire du Pays beaunois s’efforcent de signaler ces vestiges, pour que chacun puisse se les réapproprier. Les détails figurent dans trois magnifiques volumes publiés à la fin des années 2000 et consultables au local du CBEH :

Carte archéologique de la Gaule, pré-inventaire publié sous la responsabilité de Michel Provost, La Côte-d’Or, 3 volumes édités par la Maison des Sciences de l’Homme de Paris, l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, le Ministère de l’Education nationale et celui de la Recherche, Paris, 2009.

Moyen-âge

Les Grandes Invasions du début du V° siècle marquent la fin de la domination romaine en Gaule, et sont marquées par l’émergence de royaumes « barbares » sur les ruines de l’Empire : dans la seconde moitié du V° siècle, entre Seine et Rhône, s’installent les Burgondes qui créent à partir de la région de Genève un éphémère mais fulgurant royaume dont les frontières vont jusqu’

Dès 534, ce royaume burgonde est conquis par les fils de Clovis et Gontran, fils de Clotaire Ier, reçoit en partage en 561 le royaume d’Orléans qui inclut la Bourgogne. Gontran choisit pour capitale Chalon sur Saône.

L’histoire politique et militaire de la période a été relatée par Grégoire de Tours mais en laissant de grandes zones d’ombre, notamment sur la vie des campagnes et le quotidien de ces Burgondo-francs, que l’archéologie médiévale est venue combler : les sites majeurs de Noiron-sous-Gevrey, Velars-sur-Ouche, Arcenant, Argilly, Saint-Romain et Baubigny, pour ne parler que du Pays beaunois, et naturellement Beaune, ont livré des moissons d’informations très importantes. Les occasions n’ont pas manqué : labours profonds, comme à Argilly, dragages dans la Saône ou le Doubs, création d’un lotissement comme à Arcenant, travaux de démolitions dans le bâti ancien … Comme dans l’archéologie antique, la photographie aérienne a révélé des structures dont le souvenir était totalement perdu.  Une prospection par mesure de la réactivité électrique a également permis de révéler des habitats disparus à Saint-Romain.

 

Villes et villages du Pays beaunois

Vous trouverez dans cette rubrique les notices des villes et villages du pays beaunois suivants (cette rubrique est incomplète et sera actualisée au fil des jours) :

Côte d’Or

Saône et Loire